Dispositif de sécurité empêchant le coincement des doigts dans les articulations d'une porte sectionnelle.
Le système anti-pince-doigts est un profil spécifique des panneaux de portes sectionnelles modernes : la jonction entre deux panneaux est conçue avec une géométrie en S ou en double biseau de telle sorte qu'aucun pincement de doigt (épaisseur normalisée 12 mm = doigt enfant, 20 mm = doigt adulte) ne soit possible quelle que soit la position du tablier — en cours d'ouverture, fermeture, ou à l'arrêt — ni sur la face intérieure ni sur la face extérieure. Le principe : à chaque point d'articulation, l'écartement reste soit < 4 mm (trop petit pour un doigt) soit > 25 mm (trop large pour pincer). Contexte d'usage typique : ERP avec passage public (parking de centre commercial, garage de copropriété, accès magasin), sites tertiaires accueillant du public, copropriété résidentielle, école et crèche, hôpital, gare. La norme EN 12604 impose ce dispositif sur les portes accessibles à des usagers non avertis (catégorie C selon EN 12453). Exemple chiffré : surcoût d'une porte sectionnelle anti-pince-doigts vs panneau classique d'environ 8 à 15 % (40 à 90 € HT/m² de tablier), retrofit en kit sur porte existante 350 à 700 € HT par fenêtre de panneau. Les principaux fabricants (Hörmann Anti-Finger-Trap, Novoferm SafeEdge, Crawford SAFE) proposent l'anti-pince-doigts en standard sur leurs gammes ERP/résidentiel. Synonymes terrain : APD, finger protection, profil sécurité enfants, ASF (Anti-Shear Finger). Référence normative : EN 12604 § 4.2.4 (points de pincement), EN 12453 § 5.5 (sécurité d'usage des portes motorisées), EN 13241-1 § 4.2 (exigences générales). Sur les portes industrielles à accès limité aux personnels avertis (classe A ou B EN 12453 — entrepôt logistique fermé, atelier), l'anti-pince-doigts n'est pas obligatoire mais reste fortement recommandé pour la sécurité personnel et engage la responsabilité de l'employeur en cas d'accident.
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