Verrières type atelier en acier sur mesure, verre feuilleté NF EN 12600 — cloisons et séparations intérieures style industriel pour tertiaire, retail, restauration et copropriété haut de gamme en Île-de-France, fabrication EN 1090 EXC2.
La verrière d'atelier est une cloison vitrée à ossature acier, héritée des ateliers et manufactures du début du XXe siècle, devenue l'un des codes esthétiques les plus recherchés de l'aménagement intérieur tertiaire, retail et résidentiel haut de gamme. Elle sépare visuellement deux espaces tout en laissant circuler la lumière naturelle : cloisonnement d'un open space en salles de réunion, séparation cuisine-salle dans la restauration, vitrine intérieure en boutique, ou décloisonnement partiel d'un séjour en copropriété. IEF & CO conçoit, fabrique en atelier (Groslay, 95) et pose des verrières sur mesure dont la signature visuelle tient à la finesse des profils acier — des sections de 20 à 45 mm de large impossibles à obtenir en aluminium à rigidité égale — et au rythme régulier des petits-bois (traverses et meneaux) qui structurent le panneau. L'ossature est réalisée en profilés acier (tubes rectangulaires, T, plats ou profils spéciaux à feuillure laqués) assemblés par soudure puis thermolaqués teinte RAL, le plus souvent en noir mat profond (RAL 9005) caractéristique du style atelier. À la différence d'une façade extérieure, une verrière intérieure n'est pas soumise aux exigences AEV (air, eau, vent) ni au calcul thermique RE2020 : elle est une cloison de distribution et son enjeu réglementaire porte d'abord sur la sécurité du vitrage. Le remplissage est un verre feuilleté de sécurité (généralement 44.2, soit deux verres de 4 mm assemblés par deux films PVB), classé selon la norme NF EN 12600 qui évalue la résistance au choc pendulaire et le mode de rupture : en cas de bris, le feuilleté retient les éclats sur son film intercalaire et évite la chute de fragments coupants, ce qui le rend impératif dès qu'il existe un risque de heurt humain (allège basse, cloison pleine hauteur, zone de passage). Le verre trempé seul (NF EN 12150) est déconseillé en cloison sans allège du fait du risque de casse spontanée par inclusion de sulfure de nickel. Pour les usages exposés — vitrine donnant sur réserve, séparation d'un commerce sensible — un feuilleté retardateur d'effraction classé EN 356 (P2A à P5A) peut être spécifié, voire un vitrage pare-balles EN 1063 en contexte bancaire ou bijouterie ; ces classes restent toutefois marginales pour une verrière décorative courante. Lorsque la verrière s'inscrit dans une cloison coupe-feu ou un dégagement d'ERP, le remplissage devient un vitrage EI classé (verre intumescent) et l'ossature doit suivre un procès-verbal de résistance au feu. La structure acier de l'ossature relève, pour sa fabrication, du référentiel EN 1090-1 (classe d'exécution EXC2 chez IEF & CO), gage de traçabilité matière, de soudeurs qualifiés et d'un produit livré d'aplomb, prêt à recevoir son vitrage et ses joints.
Le remplissage de référence d'une verrière intérieure est le verre feuilleté de sécurité 44.2 : deux feuilles de verre de 4 mm assemblées par deux films PVB (polyvinyl butyral) de 0,38 mm. Ce vitrage est classé selon la norme NF EN 12600, qui soumet le verre à un essai de choc au pendule (sac à billes lâché de hauteurs croissantes) et le note selon trois critères : hauteur de chute admissible (1, 2 ou 3), type de verre, et mode de rupture (B = feuilleté qui retient les morceaux, A = fragmentation, C = trempé). Un feuilleté visé 1B1 ou 2B2 est la cible courante d'une cloison vitrée recevant du public.
L'intérêt du feuilleté est double : en cas d'impact, les éclats restent collés au film PVB — pas de chute de fragments coupants ni d'ouverture béante dans la cloison ; et le film apporte un léger affaiblissement acoustique et un filtre anti-UV. Le feuilleté est impératif dès lors qu'il existe un risque de heurt : cloison toute hauteur sans allège, allège vitrée sous 1 m, séparation en zone de circulation dense.
Le verre trempé monolithique (NF EN 12150), bien que quatre à cinq fois plus résistant qu'un verre recuit et à rupture en petits fragments non tranchants, est déconseillé seul en verrière sans allège : il présente un risque résiduel de casse spontanée par inclusion de sulfure de nickel, qui ouvrirait intégralement la cloison. On le réserve aux feuilletés trempés (verre trempé + feuilletage) lorsqu'une résistance mécanique élevée est requise.
La signature visuelle de la verrière atelier tient à la finesse de ses profils. L'acier, à rigidité équivalente, autorise des montants et traverses de 20 à 45 mm de large là où l'aluminium imposerait des sections plus épaisses pour reprendre les mêmes efforts — d'où le trait fin, graphique, qui fait tout le cachet du style industriel authentique. Les petits-bois (meneaux verticaux et traverses horizontales) rythment le panneau selon un calepinage sur mesure.
L'ossature est constituée de profilés acier — tubes rectangulaires, profils en T, plats ou profils spéciaux à feuillure recevant le verre — débités, assemblés par soudure MAG/TIG puis meulés pour des angles nets. La finition standard est le thermolaquage poudre teinte RAL, le RAL 9005 noir mat profond étant la teinte signature de l'atelier ; toute teinte du nuancier RAL reste possible (gris anthracite, blanc, laiton vieilli en finition spéciale).
L'acier impose en contrepartie un soin anticorrosion en ambiance humide (cuisine professionnelle, proximité point d'eau) : dégraissage, primaire anticorrosion puis thermolaquage, ou pré-galvanisation des profils en cas d'exposition forte. En intérieur sec tertiaire, le système primaire + poudre suffit à garantir une tenue durable sans reprise.
Verrière fixe pleine hauteur : la configuration la plus courante en cloisonnement de bureaux et séparation de salle de réunion. Panneau du sol au plafond ou posé sur une allège maçonnée / cloison basse, avec calepinage de petits-bois régulier. Les grandes largeurs sont reprises par des meneaux porteurs et, au-delà d'une certaine hauteur, une traverse de rigidité.
Verrière atelier-porte intégrée : la verrière reçoit une porte vitrée à ossature acier assortie (battante ou coulissante en applique), pour un ensemble cohérent séparant deux espaces tout en conservant la transparence. Très demandé en restauration (séparation salle / cuisine ouverte) et en retail (accès réserve depuis la surface de vente).
Verrière avec allège, claustra ou imposte : une partie basse pleine (tôle pliée laquée ou panneau) apporte de l'intimité en pied de cloison, tandis qu'une imposte vitrée haute prolonge l'apport de lumière. Des versions cintrées ou en angle (retour à 90°) habillent les volumes atypiques — cages d'escalier, mezzanines, vitrines d'angle.
Verrière coupe-feu : lorsque la cloison participe au recoupement d'un ERP ou borde un dégagement, le remplissage devient un vitrage EI 30 ou EI 60 (verre intumescent) et l'ossature acier doit être couverte par un procès-verbal de résistance au feu. C'est une fabrication distincte de la verrière décorative, justifiée par essai et non par simple esthétique.
La structure acier de l'ossature relève, pour sa fabrication, du référentiel EN 1090-1. IEF & CO fabrique en classe d'exécution EXC2 à l'atelier de Groslay (95) : débit, assemblage soudé par soudeurs qualifiés EN ISO 9606-1 selon des modes opératoires WPQR (EN ISO 15614-1), contrôle dimensionnel et traçabilité matière. Cette rigueur garantit une ossature d'aplomb, aux angles francs, dont la planéité conditionne la pose nette du vitrage et l'étanchéité des joints.
Le projet démarre par un relevé précis sur site (dimensions, équerrage des murs, nature du sol et du plafond, réseaux à contourner) car une verrière sur mesure ne tolère aucun jeu approximatif. Le bureau d'études établit le calepinage des petits-bois, valide les sections de profils selon la portée et arrête la teinte RAL et le type de vitrage avant lancement atelier.
La pose s'effectue par scellement ou fixation mécanique de l'ossature au gros œuvre (sol, plafond, tableaux), pose du vitrage feuilleté sur cales, puis calfeutrement par parecloses acier et joints. Le réglage d'aplomb et le serrage sont contrôlés en autocontrôle. L'ouvrage est livré nettoyé, avec sa fiche produit (type de vitrage, classe NF EN 12600, teinte) à intégrer au dossier du maître d'ouvrage.
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Bureau d'études — Eurocode 3 / Tekla Structures · Mis à jour 27/06/2026