Cloisons vitrées de bureau pleines, semi-vitrées et toute-hauteur — performance acoustique Rw, modularité démontable et flex office, châssis acier/aluminium en Île-de-France.
La cloison vitrée de bureau est l'ouvrage de second œuvre qui structure l'aménagement tertiaire contemporain : elle compartimente l'espace de travail en salles de réunion, bureaux fermés, phone box et espaces collaboratifs tout en préservant la transparence, l'apport de lumière naturelle en second jour et le sentiment d'ouverture recherché en flex office. IEF & CO conçoit, fabrique en atelier (Groslay, châssis acier et aluminium) et pose en Île-de-France trois familles de cloisons : la cloison pleine (panneaux mélaminés, plaque de plâtre sur ossature ou bardage acier, pour l'occultation et l'acoustique maximale), la cloison semi-vitrée (allège pleine surmontée d'un vitrage, compromis intimité/lumière) et la cloison toute-hauteur entièrement vitrée (du sol au plafond, en simple ou double peau de verre). Le critère technique dimensionnant en bureau n'est pas la performance thermique — une cloison intérieure ne fait pas partie de l'enveloppe et ne relève donc ni des exigences AEV (perméabilité à l'air, étanchéité à l'eau, résistance au vent réservées aux façades) ni de la RE2020 qui s'applique au bâti et à son enveloppe — mais l'affaiblissement acoustique. Celui-ci se mesure par l'indice Rw (+ C ; Ctr) selon la norme NF EN ISO 717-1, déterminé en laboratoire suivant la NF EN ISO 10140 : une cloison vitrée de bureau courante atteint Rw 32 à 38 dB en simple vitrage, Rw 40 à 47 dB en double peau de verre désolidarisée avec lame d'air et verre feuilleté acoustique (PVB acoustique type SilencePVB). Le confort acoustique du tertiaire est par ailleurs encadré par la norme NF S 31-080 (niveaux de performance acoustique des bureaux) et, pour le résiduel sonore, par l'indice DnT,A mesuré in situ. Le verre employé est un feuilleté de sécurité classé selon la NF EN 12600 (classification au choc pendulaire 1B1 typiquement) afin d'éviter la rupture vulnérante ; en cloison séparative sensible ou de confidentialité renforcée, on monte en vitrage retardateur d'effraction classé EN 356 (P1A à P5A) voire pare-balles EN 1063 pour les zones de haute sûreté (salles de marché, data rooms, accueils sécurisés). Les châssis acier — profils fins à rupture de pont thermique ou profils de style atelier (verrières d'intérieur) — sont fabriqués sous démarche EN 1090 lorsqu'ils participent à une fonction structurelle, et thermolaqués teinte RAL. La modularité est le second enjeu : IEF & CO privilégie des systèmes démontables et remontables (ossature clipsée, joints secs, vitrages sur parcloses) qui permettent de reconfigurer les plateaux au gré des réorganisations, sans démolition humide ni déchet de plâtre — un atout décisif en flex office où la trame évolue tous les 18 à 36 mois.
Cloison pleine : ossature métallique ou bois recevant un parement opaque (plaque de plâtre BA13, mélaminé, panneau acoustique perforé, bardage acier laqué). C'est la solution d'occultation et de performance acoustique maximale, retenue pour les salles de réunion confidentielles, les bureaux de direction et les locaux techniques. Le doublement de parement et le remplissage en laine minérale conditionnent le Rw atteint.
Cloison semi-vitrée : allège pleine (généralement 0,90 à 1,10 m) surmontée d'un châssis vitré. Elle préserve l'intimité au niveau du poste de travail (écrans, documents) tout en laissant passer la lumière et le regard en partie haute. C'est le compromis le plus fréquent en open space cloisonné et en bureaux individuels standard.
Cloison toute-hauteur vitrée : verre du sol au faux-plafond, en simple peau (un seul plan de vitrage, esthétique et économique) ou double peau (deux plans de verre désolidarisés avec lame d'air, pour l'acoustique élevée). Elle maximise la transparence et la diffusion de lumière naturelle en second jour, signature des sièges sociaux et des plateaux flex office premium. Le calepinage des refends verticaux et la jonction au sol/plafond gouvernent la performance acoustique réelle.
L'affaiblissement acoustique d'une cloison se caractérise par l'indice unique Rw exprimé en décibels (dB), assorti des termes d'adaptation au spectre C (bruit rose, voix) et Ctr (bruit de trafic), selon la norme NF EN ISO 717-1. La mesure de référence est réalisée en laboratoire selon la NF EN ISO 10140 sur un échantillon représentatif. Plus le Rw est élevé, plus la cloison isole : 3 dB de gain divisent par deux l'énergie sonore transmise.
Ordres de grandeur en cloison vitrée de bureau : simple vitrage 8 à 12 mm → Rw 32 à 36 dB ; vitrage feuilleté acoustique (PVB acoustique) → Rw 38 à 40 dB ; double peau de verre désolidarisée avec lame d'air ≥ 50 mm et feuilleté acoustique → Rw 44 à 47 dB. Pour la confidentialité d'une salle de réunion (intelligibilité de la parole rompue côté circulation), on vise au minimum Rw + Ctr ≥ 40 dB.
Attention au maillon faible : la performance in situ (indice DnT,A mesuré sur chantier) est toujours inférieure au Rw labo si les transmissions latérales ne sont pas traitées — jonction haute sur faux-plafond démontable, plénum non recoupé, faux-plancher technique, gaines traversantes. IEF & CO traite ces flanquements (recoupement de plénum, joints comprimés, calfeutrement) pour que le résultat réel approche la performance théorique du produit, conformément aux niveaux de la NF S 31-080.
Tout vitrage de cloison accessible aux personnes doit être un verre de sécurité afin d'éviter la blessure par chute dans le vitrage ou par projection d'éclats. Le verre feuilleté (deux glaces assemblées par intercalaire PVB) est classé selon la NF EN 12600 par un essai de choc pendulaire à corps mou : la classe 1B1 (rupture sans effondrement, sans éclat vulnérant) est le standard attendu en cloison toute-hauteur de bureau. Le verre trempé seul, qui se fragmente en petits morceaux, est admis mais ne retient pas l'intrusion et reste sujet à la casse spontanée par inclusion de sulfure de nickel.
Pour les locaux sensibles, on monte en vitrage retardateur d'effraction classé selon la NF EN 356 : P1A à P5A pour la résistance au choc de bille (1A à 5A) et P6B à P8B pour la résistance à la hache. Une data room, une salle serveur ou un accueil exposé justifient un P4A/P5A. Les zones de très haute sûreté (salles de marché, comptages, accueils bancaires) relèvent du vitrage pare-balles classé NF EN 1063 (BR1 à BR7 selon le calibre et l'arme), nettement plus épais et lourd, ce qui impose un châssis et des fixations renforcés.
Le choix du vitrage croise donc trois exigences indépendantes : la sécurité d'usage (NF EN 12600, toujours requise), l'acoustique (feuilleté acoustique pour le Rw) et, le cas échéant, la sûreté anti-intrusion ou balistique (EN 356 / EN 1063). IEF & CO arbitre ces critères au cahier des charges et fournit les procès-verbaux de classement de chaque composant.
Le châssis acier autorise les profils les plus fins (montants de 20 à 45 mm) pour une transparence maximale, et reste la référence des verrières d'intérieur de style atelier — meneaux noirs structurants très demandés en aménagement tertiaire. L'acier est thermolaqué teinte RAL après fabrication. Lorsque la cloison ou la verrière participe à une fonction porteuse ou de reprise d'efforts (grandes portées, partie haute autoportante), les éléments de structure acier sont fabriqués sous référentiel EN 1090-1 en classe d'exécution EXC2, avec soudeurs qualifiés EN ISO 9606-1.
Le châssis aluminium (profils à coupure, laqués) est plus léger, insensible à la corrosion et bien adapté aux systèmes modulaires démontables du marché tertiaire (joints secs, parcloses clipsées). Il offre un excellent rapport esthétique/coût et une grande rapidité de pose, au prix de profils légèrement plus larges que l'acier à performance égale.
Quel que soit le matériau, la qualité de la pose conditionne le rendu et l'acoustique : aplomb des montants, planéité, joints périphériques comprimés en about de sol et de plafond, désolidarisation par bandes résilientes pour casser les transmissions solidiennes. Le verre est maintenu sur parcloses et joints EPDM permettant le remplacement d'un vitrage cassé sans dépose de l'ensemble.
Le flex office a fait de la reconfigurabilité un critère d'achat. Une cloison démontable et remontable (ossature mécanique vissée ou clipsée, vitrages sur parcloses, joints secs sans plâtre humide) permet de redécouper un plateau — fusionner deux salles, créer des phone box, déplacer un bureau fermé — en une intervention propre, de nuit ou en site occupé, sans démolition, sans poussière de placo et avec un taux de réemploi élevé des composants.
Cet avantage est aussi économique et environnemental : la cloison modulaire se déprécie moins (réemploi en cas de déménagement ou de réaménagement), réduit les déchets de chantier et raccourcit les délais d'immobilisation des surfaces. Sur des baux tertiaires où la trame évolue tous les 18 à 36 mois, le surcoût initial face à une cloison plâtrière maçonnée est amorti dès la première reconfiguration.
IEF & CO calepine la cloison selon la trame de façade et le module de faux-plafond (typiquement 1,35 m ou 1,80 m) pour que les refends tombent sur les croisillons de plafond et les joints de moquette, garantissant à la fois la performance acoustique des jonctions et la liberté de déplacement ultérieur des panneaux. Portes vitrées pivotantes ou coulissantes, stores intégrés entre verres, films occultants et signalétique sérigraphiée complètent l'ouvrage.
Une cloison intérieure de distribution ne fait pas partie de l'enveloppe du bâtiment : elle ne relève donc ni des essais AEV (perméabilité à l'air, étanchéité à l'eau, résistance au vent, réservés aux façades et menuiseries extérieures) ni de la RE2020, qui fixe les exigences énergétiques et carbone du bâti et de son enveloppe. Confondre ces référentiels est une erreur fréquente de cahier des charges. Les exigences pertinentes pour la cloison de bureau sont l'acoustique (NF EN ISO 717-1, NF S 31-080), la sécurité du verre (NF EN 12600) et, selon le local, la réaction/résistance au feu.
Réaction et résistance au feu : les parements et matériaux sont classés en réaction au feu selon la NF EN 13501-1 (Euroclasses A1 à F) ; lorsque la cloison doit assurer un compartimentage, elle devient un ouvrage coupe-feu classé EI selon la NF EN 13501-2, avec vitrage coupe-feu spécifique — un domaine distinct traité par notre verticale coupe-feu. La cloison vitrée standard de bureau n'a pas vocation coupe-feu sauf prescription du règlement de sécurité.
Accessibilité et repérage : les parois entièrement vitrées doivent comporter un repérage visuel (bande ou motif contrasté à deux hauteurs) afin de prévenir le choc des personnes, conformément aux règles d'accessibilité des ERP et lieux de travail. IEF & CO intègre cette signalétique dès la conception et livre l'ouvrage avec les procès-verbaux acoustiques et de classement verre attendus au dossier des ouvrages exécutés.
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Bureau d'études — Eurocode 3 / Tekla Structures · Mis à jour 27/06/2026